une pluie nous ouvrait le chemin

  pluies d’automne, ciel d’automne: c’est donc l’automne, compte tenu des ruisseaux, courants d’eaux et rivières
  tu baisses un peu plus les yeux, toute tremblante d’un rêve sous-jacent – pas un cheveu ne bouge derrière ce qui s’écroule
  plus rien alors que l’idée d’une immanence tirant à soi le gris, d’une vacance délabrée…
  il pleut sur Deauville; il pleut même sur la mer au large de Deauville; il pleut à l’intérieur des terres je te préviens,
  au cas où se résoudrait d’un coup comme par miracle la panne d’être, se dégonflerait incrédule
  l’outre de nos crépuscules…

  .

  après la pluie, le tracé à la craie de la marelle s’est estompé. on ne distingue plus vraiment le bas du haut, l’avant de l’ensuite,
  le ciel quasiment de la terre. l’espoir et le retour se confondant je crois que la gare
  désaffectée du présent hébergera désormais notre pieux désœuvrement, et ses boiteux orgasmes

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  couleurs d’automne. la mort épouse la grâce sous le regard d’un azur ahuri
  le miracle d’être ne se dissocie plus de la plus pure angoisse du néant
  couleurs d’automne – et je ne m’en souviens presque pas…

une pluie nous ouvrait le chemin

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