bordé d’un seul côté

  l’histoire s’arrête là, un point ne recommence (sauf s’il est en suspens)

  une éclaircie, que faire d’une éclaircie? se délester d’un poids pour au final ne pas même prendre feu…

  ailleurs n’est pas plus loin qu’ici. d’ailleurs j’y vais, trépignant de patience au creux d’un arbre mort

  une pause à l’intérieur de la pause…

  s’inscrire dans la mort. s’ouvrir quand tout s’éteint qu’insinues-tu? la lettre enfin déliée du mot. déliée…

  je ne sais pas ce qui me prend. j’ignore aussi ce qui me laisse

  le facteur vient de passer. je crois qu’il ne sert qu’à ça. nous ne servons qu’à ce que nous faisons. sinon ça s’appelle un homme. ou une femme

  ou une femme. déliée de tout nom, de tout usage. sevrée. sevrée cela semble lui convenir

  entre deux clignements d’œil un monde sur le fil
  du rasoir

  le gris invalide toute pensée. je fais parfois le non-effort
  d’être

  bâcler la sieste ou, sagement recevoir la pluie. je tends la joue, l’autre, la joue que rien n’effleure

  je lance le dé je le relance: il retombe chaque fois sur la septième face, celle sans chiffre – la face indéchiffrable…

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