j’aborde ce pays- là, dans nul pays vas-y, j’aborde ce pays-va
nu pieds, l’entorse au cœur l’épine à ras du souffle je tremble, je tremble,
oui mais je ne tombe pas, ou alors me relève, ou bien me mords la lèvre enfin
quelque chose de tors, de retors j’aborde ce pays, là, précédé d’un faux pas
pas de fumée sans feu ou peu s’en faut, du pas grand chose au presque rien le moindre écart
s’avère fatal – quelle merde! et dire que tout cela fut l’anecdote sensible
émise en braille par un monde en déroute: petit seau bien poli (un rien percé tout de même) pour écoper
la débâcle…
au troisième jour de la création j’ai vu que cela ne mènerait à rien, alors je suis retourné me coucher. je n’ai pris aucune part à ce qui s’ensuivit, il serait donc injuste de me le reprocher. je fus d’ailleurs moi-même surpris au réveil de tout ce charivari mais bon, c’est le printemps, testicule en surcharge et on a bien le droit de tomber amoureux, non? ou même de plus haut…
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