un truc qu’aurait rapport à la pudeur

  théologiquement parlant, le premier rôle revient à l’amante

  un arc-en-ciel auréole le prunus en fleur du jardin. il ne délivre aucun message, pas même celui d’une réalité ne pouvant être que fantasmée

  c’est un homme vil, à l’orgasme improbable
  il sert de pot aux roses

  un verre de sang de mammouth chaque matin vous revigore, rien de plus obscène que de toucher un visage
  : comme si on souillait le cœur de l’être – l’amour de toute façon suppose un viol

  se retenir d’aimer, c’est une saison morte
  la pudeur de ne pas exister

  de s’agenouiller devant le corps si blanc si lent et de ne pouvoir empêcher l’érection

  exister souille

  si dur de pardonner, se pardonner

  d’être ou non, toujours entre les deux, mon nounours entendait toutes les langues mais ne s’exprimait qu’en latin

  moi, je corresponds

  à rien

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