zen citron

  dieu, l’émergence absolue – sur fond de lumière crue nos ombres écornées pétrissent leur angoisse, et c’est simplement beau

  tu ris le plus souvent, tu ries à pleines dents, en épelant la tombe c’est tout un soleil jaune
  qui bande en toi d’un sage désarroi 

  sans destination comme, ballade inconséquente – remaquiller le chien en loup, en élégant quinquagénaire dit-elle, compulsivement vautré c’est pas pour se vanter, mais c’est sans différer songe t-elle, mais c’est sans cesse raté

  un homme a posé nu, comme ça devant personne, mais sous un regard d’autant plus vaste qu’il ne loge en aucun œil – exister hante un esprit
  il vit d’incertitude

  j’ai tout imaginé, même les poires au poirier. j’ai failli être heureux un dimanche au matin, comme un dimanche matin d’ailleurs, et pas plus d’un dimanche matin – alors je t’en conjure,
  n’aies plus peur de moi…

zen citron

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