je me suis promené des fois
mais des fois, pas plus
je leur causai alors de colzas en fleur, de soudaines averses, et réciproquement
ou bien je me taisais, vissé au cul dans la position du lotus
quand il flanche
qu’il patauge
tu prends soin de moi, je sais que tu prends soin de moi
avec tes pinces et tes râteaux, tes pinces et râteaux
tandis que moi joujou caillou, quelques sapèques, deux-trois sequins,
je ne vaux pas un sou, pas un kopeck
je m’accroche à ton trou, pou, hibou
– c’est si vaste, tellement vaste qu’on n’en voit
ni le bout, ni le bambou
j’ai pas peur de mourir, c’est juste les os qui claquent
autant dire j’ me promène, j’ me promène des fois
afin de calmer l’ jeu, le jeu et la douleur, j’ promène ma croix, des fois
j’ me caresse la tumeur…
Laisser un commentaire