on s’avance mistinguette, en ce jour mirobolant quitte à
enfreindre la loi, à feindre l’accouchement, c’est pas tous les jours dimanche, dis-tu c’est pas tous les jours
qu’on se décoince le chant du fond d’la gorge, ou qu’on
s’décape le nord, une fois par mois
l’été noir, une mer à outrance
bateau de sable pour toute escale, voire un landau de pierre
j’habite nulle part, et nulle part m’habite
on finira par y arriver on finira par croquer nus quelques uns
de ces plus beaux oiseaux (l’organe rêvant sexuel, sexuel)
ou alors on crèvera, la dalle au corps et la peau
sur le dos – le dos
sépulcrale mise en orbite, il faut qu’ça saute
personne n’en a la moindre idée, je n’en suis que l’idée
assis là sur mon siège, peu à peu monte en neige, exulte, lévite en slip
mais de toute façon de quoi tu t’en fous pas, m’achève t-elle avec
ou sans passion, insinuant je n’sais quoi
mégot planté
la tête la première dans le sable mouillé ce qui
est naturel ou ce qui ne l’est pas, on s’arrange de travers on se
manipule les glandes il faut encore
mourir à soi-même, mourir à soi-même afin de prétendre
vivre encore un peu, un tout
petit peu…
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