je n’ai plus rien, je suis sans mort
quelque chose d’infiniment plus grand me soulève la patte
je dis à marie tourne-toi par ici
et marie se retourne par là
sur un œuf endormi
et très loin d’une mère si elle avait jamais osé sourire au fœtus rassis
qui traînait là par terre, à quelques pas de vivre
on l’a encadrée et accrochée au mur la douleur si vive
et si le mur tient, c’est grâce à rien
l’ennui m’a masturbé
tant de beauté, tant de beauté, tant de beauté pour rien
je n’y comprends rien
muni d’un passeport dans le sens du vent, tout ce que je sais faire c’est juste clipser la pomme
et la petite brune en bas, qu’attend-elle pour me parler?
vacille la lumière, vacille
c’est si facile à dire
presque simple – le mot neige au vietnam
je ne sais plus quel âge j’ai, ni ce qui me manque, encore
pour que m’en comble le manque…

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