le temps d’être avec soi, toute pierre levée
contre la vitre embuée.
afin de ne pas s’enliser dans l’ici-bas-présent, évoquer l’au-delà n’aura pas suffi
un gisement probablement, hors propos et tout ce qu’on extrait d’une pierre crayeuse, d’un tout doucement crayon…
je n’ai pas d’aveu. et j’en suis désolé
une gourde modique, pour boire au goutte à goutte
gorgée d’une eau pâteuse, le bout d’un rêve porteur
entre-temps je me dis quoi? il est trop tard pour ci,
il est trop tard pour ça
tout simplement trop tard, alors qu’à l’instant même démarre une éternité
sans fin, ni véritable raison
la clé d’un champ ne s’ouvre pas
mais je m’en fous: le trafic fluvial depuis des lustres me comble
de manque, c’est à dire de temps en trop, d’un plissement des yeux à l’approche de l’inexorable, c’est à dire du champ
dont la clé ne ferme pas
il y a la peur entre autres – non du mensonge, mais de l’absence de vérité, dont le mensonge est sensé nous (mais si mal) protéger
avec un petit chapeau sur la tête
à cause du cagnard
et pour taire les oreilles aussi, assoiffées de silence et de ce maigre creux, très fine ride
s’immisçant entre deux vagues, quand l’audace encore me prend
de palpiter
si l’homme choisit de mourir, c’est que rien ne le tente davantage que le pire
le plus lâche y travaille sérieusement, l’autre lance sa ligne
quelque part vers le large, espérant n’en rapporter
que la preuve d’un obscur, seule condition non contraignante
. d’ici-là je reflue

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