maître-lune

  j’ai pas ce qu’il faut. un deux trois quat’ j’ai pas ce qu’il faut. qu’est-ce qu’il me faut je n’en sais rien, qu’il fasse plus froid quoi je n’en sais rien

  qui se cache quelque part et dont on reçoit plus nouvelle, que les dents qui se barrent, qui se barrent et reçois plus nouvelle

  j’ai tant aimé, tant aimé mourir en cet instant – tout s’incline devant soi, et soi devant le vide, livide, le vide à vide

  il ne faut pas mentir. quelqu’un prétend qu’il ne faut pas mentir et bouffe son mille-feuille. d’où je venais pourtant, pourtant je n’en venais

  un deux trois quat’, deux trois quat’ quat’, un trois deux un. un seul, un seul – noyau-zéro

  je voudrais savoir qu’un sentiment la merde au cul, je voudrais qu’on me dise. l’esprit est grand, grandiose la misère. la misère

  ça coûte rien. même à la fin ça coûte rien. ça coule de soi. confondante, archi-confondante naïveté, naïveté cruelle. on croirait l’os à la tétée 

  mais pas de récré. et quand je dis pas de récré je dis vraiment pas de récré. comme une vie sans télé, un jour de pluie sans pluie – rien qu’un garçon sans nom. sans nom

maître-lune

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