ça se conçoit comme ça, d’abord tu plonges
de concert avec les mouettes, puis rejaillis lavé
de toute chute, tout faux-semblant
– un jour ou l’autre il faudra y passer,
par ici ou par là
un homme se réduit-il à tout ce qu’il a pu croire
ou rêver sur sa tombe – un homme à bout
de bras, de souffle ou je m’ennuie, un homme en mal de vivre
et qu’en fait qu’à sa tête, et qu’en fait qu’à sa queue, alouette,
saleté d’alouette…
tellement il est parti, il ne reviendra plus
même lorsqu’il est ici
ou là, assis là sur sa malle
vide, sans substance
et dont l’éventration ne ferait ressortir (un pas par-dessous l’autre)
que le manque de rêve, le manque de voyage
en définitif de tact
n’ai-je pas toujours été heureux, ou de ceux
qui surfent sur leur peur, et nichent au cœur des saules – n’ai-je pas léché la plaie
résurrectrice, les yeux mi-clos promis au rang d’ivresse
pourtant ne devais je vous revoir: un mort est né
un mort est né, ça se passe comme ça, parfois dans l’autre sens
nos nocturnes s’endiguent, il se fait tard, nos lagunes s’embrument
quelqu’un toutefois a trempé son canard, a noyé son chagrin
dans le mien – on dirait qu’il succombe…
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