pas évident de tenir en équilibre sur un fil qui n’existe pas, à moins de donner (son) corps à la chute. rien toutefois ne distingue vraiment la chute qu’aucun sol ne viendrait impacter d’un pur vol plané, plus ou moins pur plus ou moins plané, genre un chaos en marche etc…
un point cependant: la caresse ou le couteau (avec ou sans le gant) qui nous affranchirait de nous-mêmes
est à double tranchant (avec ou sans le gant)
je regarde la pluie à la fenêtre
même quand il ne pleut pas, je regarde la pluie
à la fenêtre
à la fenêtre seulement
et quand je n’y suis plus, aussi
c’est le saut dans l’obscur
la pluie à rebrousse-poil
c’est la jubilation funèbre
qui s’en va s’en va bien, sinon
qui s’en va s’en retourne
ça manque un peu de souffle
et peu de souffle dessous me souffle
dessus le trou
tu t’élances au-dessus et c’est le trou
qui tombe en toi
pas prudent, de mourir
quand tout retourne à l’état pur
ou primordial
un homme qui imiterait l’homme
alors qu’il n’est qu’un homme, une femme
à moins que rien
rien vraiment, vraiment que rien
ne vienne décider du sort, ou m’embrasser
à moins que rien vraiment, et seulement
n’embrasse le mort
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