et d’un coup là, pfuit, il dégage

  depuis le temps que je regarde à la fenêtre, j’ai failli voir un moineau
  peut-être y a t-il vraiment un ciel derrière cette fenêtre, peut-être seule la fenêtre existe t-elle – je ne sais que mon regard à la fenêtre: j’ai failli
  être un moineau

  il ne la lâchera pas celui qui doit son salut à une planche toute pourrie
  sous son pas le sol le plus ferme se met à vaciller, s’ébroue, se soulève et plonge – non, improbable surfer il ne la lâchera pas, celui qui doit son salut à cette planche pourrie
  serait-ce une croix qu’il n’en descendrait pas

  un châle sur la tête, quelques cinquante mots d’allemand pour tout bagage mémoriel, je tiens le rôle de dernier homme, guetteur à la dérive dans ce chaos de smarties galactiques
  un arbre, rien qu’un arbre, dont la présence me soulagerait d’être si peu…

  la flamme-fossile d’un pierre, tu la prends en pleine gueule et la gueule s’embrase…
  qu’est-ce qu’un destin, quand de ton propre regard (droit debout, le regard) tu glisses et puis t’enlises en la fosse commune, placebo d’éternité, petite vieille à mitaines derrière son minable étalage exhibant au ciel rauque de novembre les engelures de sa sublime misère, non mais de quoi j’ai l’air vraiment?
  de rien. de rien je vous en prie. de franchement rien du tout…

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