une forêt sans arbre ça tient pas d’bout, ça tient pas d’bout quand même

  guérir d’un pont
  tout ce nu-là, ce nu là slalomé. j’espère que tu ne m’en veux pas, que tu ne m’en veuilles pas je dises, guérir d’une mort. ça y est c’est mort

  toute la beauté. toute la beauté des mondes n’est pas pour moi: j’ai la bouche empoisonnée, j’ai la glande avariée j’ai le tout petit enfant en moi épuisé, hébété,
  qu »a perdu toutes ses billes

  à l’arrache, comme ça, avec comme il se doit toute la désinvolture conséquente à l’érosion non seulement du sens, mais du non-sens en plus, elle met sa robe grise

  pas même un lent
  sommeil précaire, pas même une douleur ambulatoire, une seule raison de s’apitoyer sur soi non tout va bien, tout va bien ça fait du bien, juste du bien
  de s’cracher d’ssus

  ne mêle pas de rose
  à ma tignasse je les ai tous rasés, les poils les pétales, rougeurs adolescentes je voulais bien marcher, marcher avec les loups ou avec celle, mais le pied niqué, la cheville extrudée tout ça, banni de vérité et celle aussi, fut-elle sortie déjà

  pas beau, pas beau le sommet de la pente, elle croit que j’me suis fait la malle et pourtant
  pourtant je suis jamais parti: le monde soudain s’est épuisé, ou le vent est tombé, retombé – quelque chose comme loup-y-es-tu or le loup
  n’y était pas

  la dernière fois sans moi
  depuis, depuis plus rien. modifié le sens giratoire. on ne se reconnaît plus on s’est installé à jamais
  dans la mais l’in-
  différence…

...

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