une journée comme une autre ça ressemble à quoi dans, le sens de l’absolu

  ces miettes de désinvolture, d’un pain trois fois béni, je ne pense pas qu’elles aient été semées afin de baliser le chemin d’un éventuel retour: à quoi retournerait-on quand on ne vient de nulle part? ont-elles alors été jetées là simplement pour que le vent ayant sur quoi souffler ne se dégonfle pas? ça se dégonfle si vite, le vent…

  animal en dehors des clous, on ne s’attache pas à son intime destin, on ne s’attache pas à cet homme-là suspendu à ses propres couilles, et qu’un cri muet remet en ordre

  je te montre le chemin mais le chemin s’endort, serpent mis hors combat. chaque pas casse la croûte d’un homme un peu plus vide, un peu plus vide en ce qui le concerne. la mousse au nord lui pousse, finit par le recouvrir

  je ne veux pas passer ma vie. au pied-bot du hasard une tombe n’a pas été creusée, l’herbe stagne de l’hiver. n’oublie pas que c’est l’hiver, radieux ainsi celle ou celui, que tu le sois ou non

  celles-là étant nées, pas nées par un sale temps, meurent-elles en un quart d’heure – apprennent-elles qu’elles s’en retournent, que les retourne une vie à laquelle elles ne ressemblent pas, savantes dissidentes, ou lors sans exister

  j’adore dévaler cette pente en poussette

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