la pureté pure, ni les marins d’eau rance

  servir de nid à l’idée de dieu justifiera toute une vie
  la comblera de vide en dernier lieu, je serai le dernier lieu
  me coucherai sur le côté, entre aurore boréale et bloc béton
  il y aura des mouettes aussi, tenant le rôle d’invariables…

  tu ne respires pas plus que ça, lentement. l’air dans un dé à coudre
  une brûlure limpide s’évacue quelque part, que la douleur distille 
  il faudrait s’allonger là, sur un dos d’âne ou le sexe d’un ange, cessant de donner prise au temps, aux ratures affectives
  tout fond sous la paupière, dès lors tu ne sais plus de quel côté
  de l’œil tu te trouves, de l’œil tu te perds – tu te regardes l’œil

  il est tout à fait conseillé de s’identifier à soi sans toutefois s’y confondre: un couple de merles sautille dans l’herbe du jardin
  la douleur finira par se lasser, puis la lassitude. on se sera pardonné d’être sans même y avoir pensé
  et le pardon alors se reconnaîtra en toute chose, toute chose trouvera sa place en ce pardon
  en rêve ou pas d’ailleurs, quelle différence?

  il s’enivre de rien. il est arrivé au bout, au milieu
  peut-être une ombre lui pousse t-elle encore sur le côté, un souvenir inique s’enfonce t-il en sa mémoire vermoulue
  quant à moi s’écrie t-il, je me souviens de toute éternité, et la mort en est une
  : il faudra tomber, se relever, yoyo coulé au doigt de la fée apesanteur…

  une âme ça se déchire d’un doigt, comme ça, une toile d’araignée
  c’est le crépuscule du matin et déjà je…
  elle m’enterre au jardin.

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