j’attends donc là
patiemment
que le jour se referme
sur ma maigreur
qu’un autre jour, certes plus vaste
me tombe dessus, me tombe dedans
certes plus vaste, je n’en
sors pas
en oiseau-chien
je m’envole pas, je reste à terre
je me condamne, je me mords l’aile
j’aboie à vide
il faudrait rentrer à la maison, mais des deux côtés de la porte c’est le même vide, la même odeur de vide
y plonger
ne nous en débarrasserait
pas
ça délivre un peu l’immense, en attendant le
déluge de l’immense
: on meurt par petits bouts
puis tout d’un coup

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