un château d’os

  il y avait beaucoup de fleurs jaunes dans mon départ à moi, et d’augustes épines pour se foutre dedans, se retrouver cul-nu sur son sommeil gelé
  pour ainsi dire gelé

  repartir pur, le cœur tranquille et l’esprit en faillite – faire abstraction de tout cela
  et puis du reste aussi, la belle aliénation

  l’astre a du enfiler double capote aujourd’hui – le grâce ne perce pas, l’infini menant droit à l’impasse d’ici
  et inversement

  presque une chaise neuve, pour s’asseoir comme il faut, où il faut: face à son verre à soi, à son envers et contre soi – bref restaurer minutieusement
  les conditions du manque

  j’accueillis les dictons; j’accueillis les labours; j’accueillis la perforation des poumons paternels. une simple ballade activera la transcendance et puis il y a si longtemps
  que je n’ai mis le nez dehors…

  plus pauvre encore: en une contrefaçon de vivre qui ne nous appartienne plus et toujours là, doutant de tout dans se douter de rien,
  comme dit l’refrain

  de quoi se retient-on au fond si ce n’est de couler, à pic, à cœur ou à carreau. à force de flotter je ne flotte sur rien – un souffle sur deux, toujours assis…
  ça va comme ça

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