je ne pensais pas à mal, vraiment
la réalité simplement, perturbée par un effet de sol, surcroît de pesanteur
ou comment passer outre…
il ne faut pas gémir, je ne veux pas gémir
j’espère juste un jour me faufiler sous ton ombre et déclarer la guerre
à tout ce qu’il reste en moi de fidélité à soi
comme on essore un poisson, tanne une vague à vau-l’eau ou que sais-je: à peine mon reflet, glissé
sous la peau du miroir
j’ai toujours mal à l’envers – à l’envers tu sais, en levant le bras droit, jacadi de fortune mais regarde,
regarde comme rien ne presse…
je pars du principe d’un homme condamné à tout, et dont lui seul résulte
un jour en accouche d’un autre, et c’est encore moi qu’on coiffe
l’air absent, coincé là sur un banc, rempart dérisoire à la marée grimpante
sentinelle atterrée des sentiments restants, et rebourrant sa pipe…
petite fulgure, t’as les mains plein les poches
le recours à l’ennui se décline ordinaire, et c’est pleinement conscient, n’est-ce pas,
que tu jouis à rebours…
Laisser un commentaire