tu te figes là, quoi, prête à la non-riposte, et mise à déchanter
un peu de rayon vert, un peu de soleil borgne – une vague odeur de sexe ne réenchante rien
c’est promis
la matinale des ploucs – déjà se dégonfle le jour.
en diagonale, de préférence en diagonale…
parce qu’au fond du manger y a plus rien à nourrir
c’est le jeûne, car c’est à jeun qu’on meurt
tu te fais une beauté, une beauté par où sinon?
et pour qui?
pour personne. pour l’image de personne. pour la nuit passée sans succès et rentrée la queue basse
entre les gouttes
toujours entre les gouttes
le bon côté des choses, à l’envers de chacun
dieu trimbalant ses galoches en plein désert humain
soulevant la poussière d’âme, récitant son mantra
sur le bout de nos doigts, sur le gland de nos vies
il ne manque rien, ou presque – il ne manque presque rien
petit homme sans gêne, cherche femme sans scrupule
si, il manque quelque chose, comme un trou à l’abandon
pour échapper au trou…
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