au signal d’un départ

  une barque à chaque pied, où cours-tu donc ainsi, marée basse…?

  fraîcheur d’amiante, petit lait d’une amande éclatée – j’ai quelque chose pour vous:
  rien hors un lit vide
  et dont la forme épouse le vide

  bille, d’une pichenette lancée dans le vide infini, errons nous à distance
  le néant guère rebondissant certes, sauf en conscience évidemment
  mais pourquoi donc évidemment

  digne de rien, à peine d’un nom à l’unisson
  je me trompais d’organe parfois: l’un pleurait l’orgasme tandis que l’un
  pleurait d’orgasme je crois

  les douloureux seins d’eurydice me font mal à moi aussi – mais plus rien ne m’en
  desserrera la mâchoire désormais, fussent-ils trognons

  ils ont le corps tranquille, coulant à pic quand la mer flotte – noyés para-pélagiques…

  cinq heures par jour c’est l’amitié, courant vertueux
  mais moi j’dors seul avec nounours, nulle part autre que seul – corée du nord à moi tout seul

  spoutnik comme s’il en en pleuvait, et pourtant c’est pas le doigt
  d’honneur qui nous f’rait jouir…

  chien méchant n’avale pas mouche – je me f’rai tout petit, tout petit riquiqui 
  pour te lécher la couenne sans même que tu me sentes
  : à jeun, on court plus loin

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *