oui mais les yeux naviguent, là où il faut, perclus en mer
et ça ne reviendrait à rien de dire que c’est comme ça qu’il faut, puisque c’est ainsi comme ça
à moins que tu me grattes le dos pendant que je décolle, désolant lévitant, toujours plus haut plus bas, spirituel défectueux
c’est à se demander comment, transpirant, mais comment as-tu pu, tandis que je rejoignais moi l’unité d’un combat, jamais perdu toujours d’avance comment cela se fait-il, se fait-il que je n’ose plus affirmer sans pudeur: perdu d’alliance?
ça ne rime à rien. c’est ça qui fait chanson. reste la voix à l’entonner, la gorge à crevaison. et c’est pas demain la veille non, c’est pas demain la veille, sans toit ni loi
sans feu ni foi
qu’on se rendormira là, crevards avachis…
le temps qu’on prend
à réparer les fuites, à colmater les brèches, à s’essuyer l’nombril ou recracher le sperme, le temps qu’on prend non
à se dire qu’on aurait pu, non
vivre non, ailleurs qu’en vivre, non, pas par hasard – et ça non plus
c’est la seule fois je te jure, la seule fois où j’ai joui – et les petits sentiers
font pas les grands boulevards, glissants trottoirs ou bien d’ailleurs, d’ailleurs qu’importe, que m’importe eul’ bonheur: j’ai loué une chambre, un mobilhome, toute une plage,
une croix où m’asseoir

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