c’est ainsi qu’en tant qu’être, humain par la naissance, divin par la conscience, je m’enlise…
ces grands solitaires, souffrant non d’être seul, mais s’isolant
pour mieux souffrir
une simple houette
rien qu’une ‘tiote houette
pour défricher
tout le néant
quelle galère
un seul repas
par jour
ou tout un jour
d’orgie sauvage
je ne sais plus comment
m’y prendre
paniqué, me débattant, transi, exultant, déchaîné terrorisé, j’encule – oui j’encule – le vent
il était temps
je lui ai dit la pire chose que tu puisses me faire c’est de m’aimer, je connais pas pire malaise moral
heureusement je n’étais rien, ne représentait rien ni personne, alors elle n’en a
pas tenu compte
j’allais tourner à droite, juste avant l’océan, de rigueur abyssale, et puis je me suis dit bon, allons tout droit…

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