dieu est dieu, prétend-il or il fait
où il peut, à moitié dedans
à moitié à côté, il pousse
où y a d’la place, et je n’ai pas
de place, de ruelle, de mur ni même
d’impasse: juste un banc, là, une bruine hivernale
où se sentir mouillé, là, affreusement
mouillé
trois fois l’hauteur d’un homme, une fois roule
sur fond d’miroir vaseux, j’ai un cheveu
sur la langue, un poil de ch’veu
dans le poumon j’en suis certain, ne m’attends pas
fais c’que tu veux mais surtout ne
m’attends pas je
viendrai pas
les ennuis c’est pas maintenant qu’on va penser
aux ennuis, alors que les ennuis c’est tout réglé, que j’ai dit oui que j’ai signé, saigné du nez alors quoi
alors qu’est-ce que tu m’embrouilles, me parle de tes nuits
sans moi – c’est pas comme si
j’avais une âme
laisse-moi vivre en moi, laisse-moi
vivre en moi
à moi et moi en moi
nulle part ailleurs, ailleurs de tout ailleurs laisse-moi
vivre à part, en nulle part en
dehors de toute heure et dans le vent
de l’huître
les p’tites chaises, mais pourquoi est-ce qu’on les a appelées
les p’tites chaise, elles qui n’ont jamais levé
le cul d’leur chaise et pourquoi j’ai respiré, moi, reniflant l’air qui glace et en sifflant, sifflotant
la marseillaise
du temps qui passe…
Laisser un commentaire