virelai

  non si ça penche d’un côté ce n’est pas pour
  te rendre heureuse, un bol d’eau peut-être, chaude
  te rendra la pareille
  allez va, mouche ton sein

  de giron n’en parlons pas
  elle-même, et d’autres raisons sans doute, probablement, et malgré tout
  elle s’endort en panier, ça fuit, ça se
  répand, sommeil percé

  tu voles de mes propres ailes, ça finit
  par se savoir tu sais, le départ
  a le pied large, est homnivore, voire omnisport tu sais, l’apothéose
  te nique la tache, ça s’défend

  tout dépend
  de par où on passe, s’déplace
  la mort à son comptoir, la peur à son compteur
  tu t’déploies, pour ça on peut pas dire, tu t’déploies
  ça f’rait presque pleurer, si seulement pleurer
  t’était permis

  c’est par un beau chagrin, minuscule entrelacs
  mais te tue pas pour moi, véhicule tout terrain
  de roue titube, de pneu slashé, tu dors tu dors-tu
  j’en sais rien je m’rince
  le prépuce et j’en sue

  vois j’en suis pas certain, j’essuie
  ces traces de passes, crasses, les souillures orgasmiques, il neige
  ça a l’air de rien comme ça mais il neige, même si
  ça te rappelle rien, perplexe, que tomber
  en oubli, précaire (toi), instable-
  ment nécessaire (toi)

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *