personne ne vit comme ça, à la merci du moindre coup de vent. personne ne vit en coup de vent. personne
n’attrape froid. cependant le froid guette, à vif. le froid, virant au noir,
reste à l’affût
le soir je viens à vous. le midi également, je viens à vous. par mille détours je viens tout droit à vous, patience-pénélope. vous sur le dos je viens à vous. et sur le ventre,
je viens à vous de même
ce n’est pas ça, vivre. vivre ne peut se réduire à ce souffle grêle, cet abus de langage. vivre
se foule la cheville en sautant sur un signe, le moindre signe, ponctuant,
d’un au-delà
il ne s’agit pas de ça, l’espace. l’espace c’est aussi dormir du bon côté, du côté où l’on dort à moitié, tandis que l’autre moitié, elle, part en couille
je veux dire en rêve
elle part en rêve
un être s’est fait l’accord, plus modestement le raccord de tout cela. il aurait pu se prendre pour un homme, farouche tête à claques. il aurait pu investir cette condition-là
à condition qu’il pleuve
j’ai mal agi. dans le sens d’une mauvaise conscience j’ai mal agi. agir ne m’était pas destiné. pour le moins déconseillé. agir
avait perdu la graine au cul – et dieu au centre
de toute gravité
un ouvrier d’armure grise s’est faufilé sous ma chemise. un poil plus bas diminuent les trous serrants à ma ceinture. non, je ne sens pas la sueur
mais l’accident
Laisser un commentaire