l’ébahissement large

  indépendamment
  du temps qu’il fait, quelqu’un se penche sur mon épaule, je sens une présence
  toute simple, habillée prudemment
  on mettrait un nœud s’il fallait se pendre
  voulant se dépendre, mieux vaut défaire le nœud

  plier genou plier bagage, s’effondrer
  dans le salut, comme on désespère avec élégance, d’un geste pluvieux
  j’amorce la descente. défense de fumer (exister sans le dire). je m’épelle, je m’interpelle: défense
  de fumer j’ai dit

  blanche et tranquille, elle meurt d’un signe de croix
  la planche de salut flotte à la limite mais la limite est-ce moi, tendu en bout de souffle, titubant
  sur une autre déroute, au creux d’une autre
  chute?

  pencher, peut-être
  légèrement de biais, du côté où l’on entend déjà
  gargouiller le déluge; articuler son souffle
  à la charnière des dents, mordre quelque part
  en plein la soif c’est ça
  ou par inadvertance

l'ébahissement large

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