je n’ai rien à te dire. qu’à te mordre le téton dans l’effroi du coït. c’est à dire rien. rien et regarde
comme une éclipse…
ça bute les femmes. ça les rebute, ça les agresse sexuellement. alors elles se sont concertées, en vue d’infliger l’implacable et légitime châtiment. elles se sont converties. du coup ils ont continué
à se voir en cachette
j’ai du finir somnambule. peut-être à cause de la pluie, peut-être à cause de pas de pluie. chercher la cause ou chercher la femme en dernier recours
chercher le garçon tout au fond
je les aborde sans distinction, d’un sentiment malappris. personne ne me répond évidemment, à part les arbres évidemment, carcasses de nuages
vapeurs fossilisées
ma vie est entrée dans sa phase d’oubli. c’est étrange, considérant que je ne suis que mémoire – mémoire de choses qui ne surent exister, d’un monde au bord de l’asphyxie, et ne durant qu’un sanglot d’éternité
sauf la tombe
on n’enterre plus les gens de nos jours, ce sont les morts
qui déterrent les vivants. sauf qu’à force de les déterrer bientôt on n’en verra plus que les yeux, tout juste dépassant
de leurs trous
je chante mais c’est pas forcément toi, je veux dire par ta voix
que je chante. je voudrais mourir là où les hommes
aiment dieu. font pousser la lumière

Laisser un commentaire