la vie selon les normes franches

  un chien a ouvert l’espace pur, sans rien connaître pour autant
  de la mystique rhénane ou de ses acolytes, beatles de terroir, bénéficiaires des minima
  sociaux: commun soleil dénominateur

  d’instinct je me méfie
  de celle dont le hasard n’aurait pas épuré la ligne d’horizon, la ligne
  du destin. elle m’a
  remis son gobelet – je préférai cracher par terre, par dépit ou à défaut
  d’ailleurs, en contrechamp

  dépouillé de ses oripeaux, il ou elle, voire il
  commence à être beau, de banlieue de hameau, remercie
  le ventre qui t’a vu naître, expulsé, perçois jusque la buée dans
  la caresse des os…

  je t’aime beaucoup moi non merci. jambes sang sous robe noire, j’erre parmi, entre et parmi
  les pissenlits, je t’aime beaucoup d’entre l’azur
  et l’autopsie: j’étais un phoque, je reste un phoque, pur extrait de ta vulve

  j’habite
  à deux pas de chez moi, seul ou à trois sous un genre d’escalier de planches brutes, de perron en béton – j’habite à moi tout seul
  seul en soi ou dans un bois

  chercher sans savoir quoi, aller sans savoir où – ça pourrait être un parc en fait. à quelques encablures
  d’un périphérique, n’importe quel
  périphérique je m’en fous, à la structure fragile en dépit de sa nature
  compromettante…

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