masako natsume en moine bouddhiste

  avec ta gueule de poisson-loque, d’arménien post-traumatique relève le mufle, hume un air d’ailleurs, éjacule
  à bout portant ou à portée de main. demeure un homme – les os
  se chargeront du reste…

  quand ce n’est plus la foi, c’est la pitié qui manque et des fois j’ai juste envie
  de cesser d’être, j’aspire au plein néant. soulagé d’exister, de l’excrément de vivre, du poids des bigoudis – je rêve d’un non-rêve, total
  et abyssal…

  il n’y a plus de sport – faire le beau, éprouver sa puissance, il n’y a plus
  de chemin du milieu. rien que les bas-côtés, où ruissellent les pluies, pissenlits et orties: le surplus
  inapproprié. tenace. le désert paternel

  d’ailleurs il est mort
  personne ne s’en préoccupe. dieu, même dieu s’en désintéresse – il doit
  ressusciter tout seul, comme un grand, ou comme un moindre grand que sais-je mais une fois ressuscité, une fois sauvé des boues que sais-je, que peut-il faire? que veux-tu donc
  qu’il fasse?…

masako natsume en moine bouddhiste

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