on s’abreuve de jours heureux. au goulot carrément. on se contente de ce qu’on trouve
quand on revient le lendemain, on en caresse les ruines. on n’a hâte de rien
gentil bonhomme gentil bonhomme, comment m’as-tu trouvé?
tu relèves ta jupe sous ta jupe n’est qu’un cul et je n’ai que faire
d’un cul. je remonte plus loin, beaucoup plus loin
au-delà de trop loin
mon chien
ne monte plus la garde
je ne me soumets plus
à quoi que ce soit. ni aux volets clos. la vie
fait grise mine – je suppose que c’est afin
d’attirer le chaland
sauvegardons l’inutile, le parasite, le réfractaire. sauvegardons-le pour rien
ou bien renonçons à notre âme, cloche d’entre leurs gouffres…
je ne serai jamais heureux de rien. je resterai là assis contre toi, plat dos à dos plat, comme au judo
oui, comme au judo
l’intérieur c’est beau comme ça. avec un naufrage oui ça lui donne
un air de jamais vu. il faut vider ses poches – la police l’ordonne
n’étant maître de rien, je garde tout de même, malgré tout et pour cette raison même
l’instinct du
carillonneur…

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