tout compte faux

  faudrait pas faire le tour avant d’avoir conçu le cercle. remarque, on ne risquerait pas grand chose…

  je ne vis pas: je respire. je pense, ou ne pense pas. pas plus que, ne respirant pas, ne suis-je mort

  qu’un œil me manque et tout le reste part en couille. à l’origine l’extase d’être, gentil présupposé, disséquée en une myriade de serpentins colorés. c’est la résurrection finale

  plus rien ne fait obstacle à l’amour dans un homme que plus rien ne retient: partir, c’est rendre tout à tous

  l’enfant naît dans le ventre. l’homme qui n’aime rien accouche en lui d’une foi d’un genre nouveau. s’il se met à geindre, c’est qu’il s’apprête à jouir

  celui-qui-regarde-vers-le-haut, jonquille extirpée d’un tas de merde. il murmure à l’oreille et l’oreille en ce cas peu précis n’est pas le coquillage, mais l’entier océan…

  je n’imagine d’autre dignité, d’autre ivresse – d’autre plénitude que mon absence à soi.
  un chien gardera ma maison. vide. gardera la maison vide

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