un homme contre son gré

  et sur ce terrain-là tu n’iras guère plus loin. à vrai dire tu n’iras nulle part. tu te jettes d’un train pour retomber
  toujours sur le même quai

  l’idée dont on s’imprègne, et qui nous meurt la vie. chapelle commémorative: une mort sublime l’espace. on ne sait plus où
  se vider la vessie

  en homme qui n’allait jamais sedan, je crains d’être un peu amoureux. je retrousse une manche, je rebrousse un soupir – quelque chose m’arrive, qui m’arrive plus loin comment dire,
  qui m’arrive à un autre

  non il ne fait pas beau – jamais. ne perçois-tu pas la cruauté de dieu sous l’effet-même de la grâce? en samouraï transi tu retournes la terre, tu bêches ton terrain. ton terrain
  te le rend bien

  il faut passer la mort sur toute l’étendue de ta vie, de ton visage – il faut passer l’éponge sur les couilles, les ‘tiotes ruches, et les fantasmes
  de châteaux en champagne…

  tu ne m’auras pas. non tu ne m’auras pas je ne suis le témoin de rien, ou rien que le témoin de soi, queue de paon en guise et place de l’oreille – oui de l’oreille
  exactement

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