je vis près d’un silence. ça se décante, un silence. je ne t’apprends rien en te disant ceci, ou cela. j’ai les pieds trempés sans même être sorti, avant même que de les avoir posés au sol. un truc se passe mal avec tout ça
tout l’art de l’inadaptation m’écorche gravement les doigts, il faut fumer. rester à l’affût. surveiller la mort, survoler les pendus. ou se toucher le sexe, ça marche un peu
et quelque chose part en vacances. il se nomme loin de lui. il tourne à gauche et il s’en va. le temps de rallumer son clope et il s’en va
ce n’est pas de manière récurrente, c’est juste de ramasser un clou par terre et de comprendre qu’il est fait pour soi, pour sa main, qu’elle lui va comme un gant et le serre contre soi. jusque ça fasse un trou
il se passe quelque chose. il ne se passe rien mais je te vois filer là-bas, foulant une lande quasi hérétique tellement elle est banale. je me repère un peu – juste de quoi me savoir réellement perdu, pas plus
en frottant suffisamment fort et longtemps de haut en bas, on aboutit à un genre de tristesse, d’élégance morbide. flotte sur l’océan une odeur d’océan. comme une nostalgie sans objet, et qui répond au gong profond

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