la joie qu’on en retire

  ces reliques sentimentales, bouts de papier pliés en quatre dans la mémoire rouillée, verrouillée par les pulsions morbides accablant tout être arraché au néant par l’effet délétère
  d’une fausse couche…

  si la souffrance est une, marie voilée de nuit, marie du fond du puits. et si donc j’ai envie de t’embrasser c’est seulement sur ton mal, en aspirant le saignement et de salive amère en colmatant
  la brèche…

  trop tard est au milieu, au milieu du grand lit. blême je m’y branle sur un nu chrysanthème, tâchant de ne pas le froisser. je te ferme les yeux
  tu les rouvre tout grand sur un vide intérieur.

  je me gratte l’épaule, le haut du bras dans la continuité. je reste sans appréhension face à ce qui vient, même s’il se trouve encore à tuer en moi. et comme un léger flottement, une légère, mais très légère
  poussée de fièvre…

  le soir venu je ne m’y accroche pas. ça se dégonfle. elle se dégonfle. lentement, très lentement, du vide émerge le vide. sans prétention. je range mes ciseaux ma brosse me mets sur le côté et sans accès,
  comment vivre sans issue?

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