lève-toi et danse, gare saint-lazare

  j’avais un homme, quoi, les hommes s’oublient
  se racontent une histoire
  tiens, prends ta pile et casse-toi, tiens, reviens sans pile
  reviens sur place

  je m’promène, je m’promène et toujours rien
  est-ce à ta moule marie ou à la barbe du prophète que je me frotte – et je m’ennuie un peu, j’avoue
  un peu déçu naturellement mais bon…

  il a neigé pour rien
  malgré les apparences la mort n’est pas pour rien. jamais.
  à moins que je me sois trompé
  d’heure, de forme de la chute, d’occasion de me taire
  j’ai pas le temps de plaire, d’accord

  strip-tease métaphysique, purement métaphysique
  la pluie et le sale temps, je lèche la purulence, je nettoie
  la crasse avec la crasse, la tache
  du revers de la manche. en vain

  personne ne j’aime ni même. ma mère non plus
  un petit doigt m’a dit debout, un petit doigt m’a dit couché – je rampe à travers toi, c’est fou

  mon mégot n’y peut rien, s’écrase au fond d’un verre
  tellement d’mémoire en tête (d’outre-temps) que j’n’ai plus d’tête
  que queue traînante et haletante, traînant par vaux, confiscatoire

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *