de chaque côté de la rue quelqu’un pend. on a l’impression
que la rue n’est là que pour ça, passante
entre les jambes de ceux qui ne
sont là que pour
ça, âmes ballantes…
je n’aime pas la mort: je rentre
dans le couteau. je lèche les dents de la morsure, j’éjacule
un sperme noir. j’ai peur de toi tu sais
que je me réfugie tout au fond
de ton absence, l’ongle sale d’un doigt
tout un miracle tient là: il suffit de
mourir, d’en chier de la laideur, de se sentir
l’excrément de dieu-le-chien, ou de la mère supérieure, veuve reptilienne
or vivre m’est si abject
que j’en couve un délice…
le trou hurlant la nuit flottante
prisons jalonnant la campagne
tout alors portait le visage défiguré
de l’amour un
et vénérien
j’ai envie de me tuer, juste pour me prouver l’éternité
laquelle ne consisterait pas en l’infinité du temps, son étendue, et pire que son absence: son
parfait néant, que chaque chose en ce monde, de ce monde et ce monde
réfute et simultanément démontre. je n’ai pas, il n’y a pas de limite à tout ça, donc à rien c’est la chute
finale…
ciel un punk
sur une seule jambe j’te jure, et dansant sur la vague
t’es mort donc t’es vivant
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