aimer tue, oh l’épopée…

  c’est entre les lignes que tout se dit, notes fébriles de l’en-deçà – le sang fêlé
  d’un graal en filigrane

  chante-dieu, fellation ordinaire et c’est sur terre qu’on vit, juste un pas
  en dehors

  la gloire entre les clous. l’abdomen saturé. il est né par l’anus et sans péridurale
  (retrouver le foutu gitan qui nous a r’fourgué les clous et s’en faire rembourser)

  m’auras, ne m’auras pas. passer du cru au cuit, te pousser dans la tombe
  – dieu de lumière, saccage-moi

  je suis l’homme et je me parle à l’animal tout entier, tout entièrement l’oreille
  un cul me montre du doigt. il me dit tu vois, tu saignes encore…

  pleure ma mie, je sois ton handkerchief
  mat en trois coups les yeux bandés, tu ne réalises pas
  et tous ces jeux d’enfants débiles, ces mortels sauts de puce…

  et au-dessus du ciel un ciel plus pur encore, une bouche sans dent
  j’aurais du m’en douter, pointant ma mauvaise mine: marcher sur une seul patte
  finit par se noyer…

aimer tue, oh l'épopée...

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