fin de saison

  la place sur la place et la roue dans le vide – il y a une chose qu’on ne dit pas et c’est ça dont on parle. le lieu tel, qu’on l’a quitté

  je m’appelle dans tes rêves – dans tes rêves seulement. ailleurs je me fuis, fugace. l’absence d’un rêve fut-elle propre

  vandalise le mur: un trou. par où subrepticement la nuit s’obscure, respire à travers soi. d’un fugitif, la trace immémorielle

  il pleut sur l’édredon, ça se passe aujourd’hui. n’y voir goutte ou que du feu: un même regard atrophié. s’allonger ne se relèvera pas, on le pressent

  j’évite les couleurs, désormais les visages. leurs expressions étranges, indifféremment hostiles. je reste sensible à la mort avant tout, aux marguerites pataugeant dans l’gravier

  un seul survivra: celui-là n’aura pas bougé d’un pouce ni même prié, remuant les lèvres pour autre chose que la soif mais on ne sait trop quoi. d’ailleurs qui le verra

  des chemins meurent dans le sable, de soif et qui les suivrait s’enliserait. autant que tu voudras tire la sonnette, nulle âme ne s’alarme. retentis d’un son creux

  dévisage une couleuvre

fin de saison

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