l’image dans la tête

  te r’garde encore un peu
  entre l’ouïe mâte
  et l’incertain.
  l’incertain a du boulot sur la planche, tandis que je, titubant place de grève
  fais entrave au courant

  qu’un seul me dise encore
  quel chien meurt avant moi
  canette errante, jolie planète, plante un clou dans ma main droite, plante un clou dans ma main gauche
  suce la moelle par le milieu, tant le milieu s’en fuit

  des fois un trou se dresse
  à ma hauteur et m’aspire moi qui n’aspire
  à rien tant rien se fait si grand –
  il t’offre un bonbon, tu suces le bonbon
  il te tend le crachoir, tu recraches un bonbon

  je te crache dans la bouche, puis je ravale le tout, le tout se liquéfiant
  je n’ai pas le hochet d’une réponse. je ne pense pas, puis j’éjacule
  à la suite de quoi soit je m’essuie
  or je m’ennuie

  j’avoue tout, tout j’avoue tout
  et rien ne vient – à peine un temps assis frileux, émollient harakiri
  d’un square si parisien. j’en tremble encore, en poule stricto sensu
  séparée de sa tête…

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