et puis quoi?
et puis il y eut un mort. un mort ça ne (se)
discute pas
je pleure entre tes genoux et toi aussi tu pleures, de par ces genoux-là
on aurait pu pleurer comme ça très éthérés, mais ça n’aurait pas valu
qui me demande de l’embrasser, le dos appuyé là contre le mur des publiques chiottes?
personne. je me demande moi à quoi il aura finalement servi
d’exister
revenir où?
la pluie tombe de n’importe où, de n’importe où sur ma nuque, sur mes verres
elle dégouline
tellement perdu, tellement perdu mon dieu que soulevant quelque absence tu n’y
trouves que moi, ce néant en tout genre…
il n’y a plus d’ami, plus de parent plus de semblable il n’y a
plus d’humain. je vogue encore
un peu devant ton œil
il n’a pas suffisamment plu il va falloir arroser, je lève les bras en l’air
tu aurais pu un à un m’arracher les poils des aisselles
ou me mettre en couveuse, le temps d’y voir plus clair

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