les yeux entament
ma révolution
si bien que
je n’encours rien
un chien crevé couché
tout contre moi
me pourriras-tu
la vie ainsi ?
un homme se tient droit est-ce une pierre, vide en suspens
il écarte les bras est-ce un goéland, au bec de carême
j’ai mal pour lui
j’ai mal pour soi, me dis-je
la chiasse de vivre
et tu t’entends
parler
la dignité ne suffit pas
la vérité
ne suffit pas
qu’est-ce qui
m’attendrit comme ça, me ploie
un degré au-dessous de
zéro
tendre la gorge
au vent qui glisse, lame s’immisce
il paraît que c’est la norme:
on ne se
suffit pas
quelque part j’ouvre l’air
quelque part ne meurt pas

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