ce dernier lieu du tram s’en-va

  bout d’ficelle, et pis rien

  rien au bout rien
  à l’autre bout non plus

  alors l’errance, le vide en soi
  le temps s’écaille

  un peuple tout à son
  colin-maillard –
  le cœur décroche

  un cil dans l’œil, la poutre
  de l’os

  pousse un peu par ci, pousse un peu par là
  tombe dedans
  dedans dehors

  la ligne jetée dans le lit asséché
  d’une lune aux abois
  – nul n’y mord

  la mort repeinte en jaune

  au point de fusion entre
  l’être et l’Être, le cri de l’œuf

  et quand la pierre retombe, pile ou face qu’importe
  qu’importe si elle tombe, et si d’un seul côté

  chuchote à l’oreille
  du mur, jambes croisées

  au-dessus de la mêlée, l’écuelle
  sauvagement vide

  un jour peut-être, un jour parfois
  – un jour jamais

  d’un ennui prophétique, puis l’urge convulsion

  inaugure un naufrage

  une pompe à essence

  le néant bouche bée, un lien préalablement
  distendu

  – comment marcher dessus?

ce dernier lieu du tram s'en-va

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