je ne rentre pas à la maison. trop obscures les raisons qui m’y ramèneraient, quand si claire l’irraison qui de fait m’en éloigne.
c’est qu’il existe entre nous le champ borgne d’un retour qu’aucun pas ne relève de sa torpeur. ce à quoi rien ne me relie a déclenché la panne
mais dans quel sens
du vent c’est une aubaine, j’ai perdu quelques siècles. assis là contre un arbre, un mur à bout de bras, l’ombre chinoise d’un
arrêt de car sec. le temps nique mon accent je crois je ferais mieux de
déboucler ma ceinture
je me débine
voyez-vous moi aussi j’ai une vie après la mort, le cœur en rade et la ville en morceaux
car on ne sait jamais non on ne sait jamais. on ne sait jamais ce dont on ignore tout, le cœur en rade
et le nord à l’encan…
désormais je reste seul, je ne
me proportionne pas – les oreilles du néant dressées en coups d’ciseaux, j’ai la crasse un peu crade, et de doctes discours notamment
arrachés à la bouche de gosses dont l’haleine morve, contre une pièce de deux balles
ou une souris morte…
remarque du bout mort. et sauve qui peut le pneu, servant de bouée à une salve de vague creuse
jusque là j’adhérais, mais dès lors et depuis ce temps-là, oh depuis ce temps-là que dès lors, j’adhère pas
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