à mi-chemin entre le sol et le panier, le cercle et le compas – la main
et fatima…
j’emmène ton ch’val, j’emmène ton ch’val partout. quelqu’un me dit c’est un âne mais non, c’est pas un âne. quelqu’un n’y pige que dalle
j’ai attrapé un bras. on dira c’est pas vrai or je lui ai
léché l’encolure
quarante fois le salaire mensuel, le savoir ancestral – et moi qui me faisais une joie
du revenu universel, du minimum vieillesse ou même du buffet
ouvert à tous et aux accros du métamélo dramatico, du forever
happy hour…
allez mange ton ch’val, crétin des plaines lacustres, plouc des auges contaminées – je ne réduirai l’être à rien et surtout pas
l’être qui n’est rien, vaste amplitude,
langueur médicinale…
dans le meilleur des cas je fais le vœu
de ne pas revenir. si tu me jettes un sort je recrache une foule – flic de malheur flic de mort, sors de mon lit embrasse-moi
de dans mon corps…
qui n’ont que leur propres os à ronger, et l’infinie délicatesse
de se ranger quand passe le temps
et tombe la pluie…

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