parler à sa bête ça tout le monde peut faire ça, parler à sa bête

  imitant le reflux, je me noie dans un bien peu profond soupir. on y laperait dans le creux l’ultime goutte de sève, la langue suant contre les grilles d’un paradis en plein renversement, par ailleurs étrangement survolé d’une mouette. de la viande de mouette. d’un élan à sceller. le retour à l’essence se fera finalement
  en fauteuil roulant

  qui de soi, ou de soi, prend la photo, et qui y pose? pâlement y figure? se plie à un revirement de fortune? entre en scène, l’investit, retourne se coucher tant il est vrai qu’une roue dans le ventre, ou qu’un corps livré à lui-même ne tient pas la route? nous émettons des signaux incertains à l’adresse inconnue, supputant un improbable écho, simple révélation de notre
  stupéfaction d’être

  dans la chambre du mort, un silence aux abois résonne particulièrement bas. il faut inspirer à pleines narines ces gouttelettes flottantes du brouillard matinal. j’avance dans la boue. des décennies durant j’avance dans la boue, non sans quelque réticence j’avoue. un homme porte l’hiver dans son cœur – un jour et sans pudeur le voici (l’hiver) qui éclot et c’est tout
  et même moins que ça

  pour être libre devant ma porte. me réduisant à ça, au dernier jour s’en va – l’azur en équilibre sur le sommet du crâne, de chaque crâne, du dernier crâne s’en va. brûlant ses voiles et lestant son savoir on dirait qu’il comète, en zone éradicale ou post-frontalière, sur le si bien nommé, en contre-bas,
  parking municipal

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