chien c’est moins chien
mais c’est lui qui le dit
et la vie pouët pouët pouët… de chien
et la mort prout prout prout… dans l’âme
on sait répondre à tout ça, si ce n’est de tout ça
aussitôt dit aussitôt faux – ça ne rapporte
rien
un homme a pris sa femme
dans ses bras
je crois bien qu’elle y fut
pour quelque chose elle aussi
un homme a pris sa croix
dans ses bras
comme on sort du PMU un dimanche midi, la démarche un peu
sanguinolente, l’œil légèrement
de traviole…
je meurs debout
c’est pas vrai mais
je meurs debout quand même
et nul ne m’en
empêchera nul ne m’en
tiendra rigueur – surtout quand ça fout l’camp, quand ça se sort
la tête du cul, et qu’on sait plus vraiment
par quel bout se pendre…
je me suis trompé en fait, je me suis trompé depuis le début, et tout trompé
ce n’est pas de mourir le plus dur, mais bel et bien la mort, l’idée claire du néant
mourir pour un bien serait beau biélorusse – mais mourir pour rien, concevoir ce rien-là: voilà le bois
dont toute croix est faite, le ver auquel
toute pomme sert à boire…
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