apprends-moi à marcher
apprends-moi à bander
apprends-moi à marcher les yeux bandés, à cicatriser sous l’effet du redondant, à mourir d’effroi quand le reste n’y pourvoit pas – dis-moi pourquoi le reste
ne suffit pas
j’ai un cheval à bascule, mais la bascule pas trop.
ma vie toute en silences, flippant et ça rend grave, ou comme ça se dégonfle, faisant office
de roue voilée, de chemin creux
ça va pas mieux
les valeurs-grenadine. je me suis montré sous un faux jour. avec une fausse barbe, une fausse pudeur.
un soir tu t’arrêtes de jouir tu te dis oui mais comme ça, tu peux quand même pas te contenter
de mourir pour te plaire
chienne à la porte, chien dans la cour. que le chemin est long, dur, harassant – on dirait une bite en train d’accoucher d’un sac de jute.
pourtant je l’aimais bien, moi, la neige sous la langue, torve
qui me dit que c’est toi, là, oui mais qui me dit que ce n’est pas toi, là, un éclat planté dans la joue, un lillipuce visqueux rampant sur l’abdomen. et qui me dit que c’est toi, là, tandis que là
respire toujours – on croirait pas qu’il est mort…
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