sidéral golgotha

  et les abandonnés s’abandonnèrent eux-mêmes – ils n’auront pas de refuge…

  « tout est à vous », et quand le pont s’écroule. c’est soi qui tombe en miettes à la première occasion – baiser volé, source de friction

  la porte-à-côté ne ferme pas à clef. d’ailleurs je n’en garde la clef. la porte-à-côté quelque part se dérobe

  rien de plus débile qu’un destin, n’importe quel destin. y échapper écartera les doigts – ce qui en glissera en glissera d’autant

  sun dedans. un astre malgré tout demeure, indéfectible. un fond inamovible. qu’un vent levé dès lors ne retombe…

  on ne rentre donc pas à pied. tout cela s’effectue dans la plus troublante immobilité. on appelle au secours – il faut bien qu’on appelle au secours – mais le secours s’est fait la malle

  où va le poids perdu? qui charge t-il, qui va t-il retenir? personne n’oublie l’adieu: seulement de disparaître…

  en concordance des temps, en (gentille) concordance des temps. s’asseoir dessus.

sidéral golgotha

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