or faussement jurait le roi

  vacances. tuberculeuse. on sourira le moment venu de sourire. on se ravisera. vraisemblablement, on se ravisera. on ira à la rencontre d’un tel, d’une telle. on se précipitera vers ce qui n’existe pas, pourchassé par ce qui existe vraiment, comme si on pouvait exister faussement. or faussement jurait le roi

  un chien. son os. c’est bien plus qu’un destin: c’est l’ordre donné au destin. s’oublier comme si mourir de vivre, se soumettre. je ne t’embrasse pas non je ne t’embrasse pas – même en rêve, je ne t’embrasse pas. je résorbe la violence

  un jour j’écrierai un poème. un jour: quand je ne serai que mourir. là j’ai ma bouillotte. ici mon arrosoir. un jour j’écrierai un poème la vérité ne me fera plus peur et donc la vérité ne m’atteindra pas. regardant dans le miroir je ne verrai plus que le miroir. regardant dans le vide je ne verrai plus que moi

  la dernière vie, pourquoi la dernière vie? quelle étrangeté d’avoir honte de son innocence, et d’en vouloir à toute innocence de nous renvoyer à cette culpabilité de l’innocent. un chien ne fait pas le loup. un chien ne se définit que par le fait de n’être pas un loup. un loup quant à lui ne se définit pas. il suggère la présence muette de la mort, la justice sans coupable ni innocent – le visage de ce qui ne porte pas visage…

  d’ailleurs je rentre chez moi. ce qui signifie que je sors de tout refuge, que je m’expulse abondamment. qui ne me recueillera pas sera mon tôlier, ma tôlière, et les enfants de la tôlière. le chien de mon tôlier. qui ne me comprendra pas se prendra pour moi-même – quant à lui déjà loin, arpentant les ombres vives, séquences vides
  des chênes qui s’ignorent…

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